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January 04 NOUVEAU BLOG2007 est là depuis quelques jour, et j'ai décidé de mettre en oeuvre sans plus tarder une première résolution. N'étant pas fumeur ni buveur, c'est à mon blog que je m'attaque.
Microsoft ayant une conception très restrictive de la liberté d'expression, n'autorise pas mes lecteurs n'ayant pas de compte msn à déposer un commentaire.
J'ai donc décidé sans regret de quitter cet hébergeur pour un autre, moins contraignant.
Je vous invite donc désormais à me lire régulièrement à cette adresse: http://jeromeperronnet.blog.fr
Au plaisir de vous lire en commentaire ou par courrier électronique.
Jérôme Perronnet December 17 DUNKERQUE J'ai passé la semaine dernière à Dunkerque, où je poursuis ma formation continue d'attaché territorial. Je retrouvais avec plaisir une ville et une région qui me sont chères, par adoption. J'y apprécie, même en saison hivernale, la chaleur humaine et le dynamisme qui caractérise le Nord de la France.
La formation portait sur "Le management des ressources humaines et la conduite du changement". Les deux intervenants, issus du monde théâtral, et désormais spécialisés dans la conduite du changement au sein des organisations, nous ont assuré une prestation de grande qualité.
Au-delà de l'aspect théorique et pratique, ces stages de quatre jours sont également l'occasion de confronter sa pratique professionnelle et son expérience à celle d'autres collègues, et, chose appréciable, de faire naître des relations très amicales.
J'en profite ici pour saluer mes camarades de formation, que j'ai trouvé extrèmement chaleureux. Je salue notamment moncollègue William, que je ne désespère pas de convertir aux vertus de la social-démocratie...
Ce thème de la conduite du changement au sein des administrations ne m'est pas étranger, puisque j'avais eu l'occasion d'en étudier les aspects théoriques lors de ma maîtrise, en 2001. Je le pratique également dans le concret de mon quotidien, puisque je dirige les services municipaux d'une commune dont la croissance démographique est particulièrement spectaculaire (la commune passera en quelques années de 5000 habitants actuels à 12 000). La conduite de l'action publique par les fonctionnaires territoriaux que nous sommes ne peut plus se faire à l'image de ce qui se faisait il y a encore dix ou quinze ans. Le changement dans la permanence des institutions, voilà quel est le défi auquel les cadres territoriaux sont confrontés.
L'administration territoriale, autrefois symbole de hiérarchisation extrème, de fonctionnement lent et routinier, est depuis plusieurs années en pleine mutation. Et, chose heureuse, ce changement rendu nécessaire dépasse le traditionnel clivage droite/gauche: quelle que soit la taille et la couleur des collectivités, les contraintes auxquelles nous avons à faire face sont les mêmes: rareté des ressources financières, inflation et complexité croissante des textes juridiques (merci aux services de l'Etat pour le nouveau code des marchés publics, qui décourage littéralement l'achat public et qui a réussi le tour de force de mécontenter à la fois les collectivités locales et les entreprises...), exigences des usagers, risques de contentieux...
Mais ces changements ne doivent pas pour autant aboutir à une remise en cause du statut général de la fonction publique territoriale, si ce n'est pour parvenir à une augmentation du traitement des fonctionnaires territoriaux: je ne brise en rien mon devoir de réserve en constatant que la plupart des bulletins de paie que je vois passer chaque mois ne dépasse pas 1200 euros.
Que l'action publique soit menée par des collaborateurs efficaces et dévoués, et que ceci augmente le niveau de recrutement, rien ne me choque dans ce phénomène. Mais cela doit aussi s'accompagner d'une prise de conscience par les pouvoir publics d'une évidence: la compétence a un prix. November 23 SARKOMIQUENicolas Sarkozy a des talents comiques incontestables. Ce soir, invité sur TF1 au journal de Patrick Poivre d'Arvor, il lance à PPDA: "Merci de m'avoir invité".
Il est vrai que pour Nicolas Sarkozy, Ministre de l'Intérieur et président de l'UMP, être invité par TF1, chaîne d'extrême-gauche bien connue, relève de la gageure! Un acte de bravure, de rebellion pour TF1 que d'inviter dans son journal un si grand protecteur de la liberté de la presse. Surtout quand on sait que le propriétaire de TF1, Martin Bouygues, est le parrain du fils de Sarkozy, le petit Louis. Ce qui garantit à la première chaîne française, une impartialité totale dans le traitement de l'information, bien évidemment.
Alors oui, merci de l'avoir invité. Ce soir, il m'a bien fait rire. November 04 UN PEU DE LECTUREAujourd'hui, je vous donne du travail en vous conseillant quelques sites.
Afin d'alimenter ma réflexion politique, je me rends souvent sur un site où intellectuels et chercheurs déposent articles et contribution. Ce site est d'ailleurs apolitique, les thèses défendues par les contributeurs étant soit de droite, soit de gauche, soit sans concession pour l'un ou l'autre des deux camps.
A noter, la parution récente d'une analyse pertinente au sujet des jurys populaires, par Gilles Duranton, professeur à l'Université de Toronto.
J'en profite aussi pour vous encourager à visiter le blog de mon ami et complice Daniel-Charles Badache (Charlie pour les intimes). J'avais déjà évoqué, il y a quelques mois, la sortie de son dernier ouvrage, consacré à la politique étrangère des Etats-Unis. Charlie est en effet, outre son militantisme au Parti socialiste du Calvados, avocat au barreau de Caen et professeur de Droit et Science politique à l'Université de Caen. Je serais ravi de voir Charlie, qui est déjà conseiller municipal de Caen, jouer un rôle de premier plan à Caen dans les années qui viendront...
October 28 PRESIDENTIELLES: DEBAT FEDERAL DANS L'ORNEJe me suis rendu hier soir au débat organisé par la fédération socialiste de l'Orne entre les différents candidats à l'investiture pour les présidentielles. Laurent Fabius était représenté par Didier Marie (Président du Conseil Général de Seine-Maritime), Ségolène Royal par Béatrice Marre (Secrétaire nationale à l'Environnement, ancien chef de cabinet de François Mitterrand) et Dominique Strauss-Kahn par Laurent Baumel (responsable du secteur études au Parti socialiste, auteur de plusieurs ouvrages sur la refondation doctrinale à gauche).
Disons-le sans ambages, la fédération à laquelle j'appartiens soutient massivement Ségolène Royal. Je le regrette, mais c'est un fait. Néanmoins, j'ai assisté à ce débat avec plaisir: les interventions étaient de bonne qualité, sans agressivité et les militants présents on écouté avec un intérêt les représentants de chaque candidat.
J'ai donc moi-même, en démocrate passionné, écouté l'intervention de Béatrice Marre, que j'ai trouvée au passage, beaucoup moins irritante et beaucoup plus pertinente que sa patronne du moment. Mais je suis quand même pour le moins surpris d'entendre, dans un débat qui vise rien de moins que les élections présidentielles, des arguments ainsi formulés: "le candidat socialiste doit susciter le désir, l'envie. Le bon candidat, c'est une tête, des bras, des jambes". Ce type d'argument me gène énormément, pour ne pas dire plus. Car non seulement il contribue à enraciner l'idée selon laquelle la politique est devenue un simple spectacle, une arène, un spectacle, et plus un lieu de délibération et de gestion des affaires publiques et du bien commun, mais de surcroît, il confirme l'image de Ségolène Royal, enfermée dans une stratégie purement communiquante et basée sur la séduction plus que sur la conviction. Je trouve cela dommage, et pour l'image de la politique en général, et pour celle de Ségolène Royal en particulier.
Selon moi, un chef d'Etat, un homme (ou une femme) politique doit certes écouter le peuple (et non pas l'opinion publique), le consulter, le comprendre, mais il doit aussi lui proposer un chemin. Je ne suis absolument pas convaincu qu'il faille systématiquement demander à l'électorat son avis sur tout. La démocratie n'est pas que cela, elle n'est pas cela, elle est beaucoup mieux que cela. J'en veux pour preuve la déclaration de Ségolène Royal au sujet de la Turquie: "mon opinion est celle des Français". Je crois fermement qu'on reconnaît un homme d'Etat à sa capacité à avoir sa propre vision, mais aussi à faire partager ses convictions, c'est-à-dire de ne pas être une simple chambre d'enregistrement des desiderata d'une opinion qu'on sait par essence versatile. A ce sujet, par exemple, on connaît la position de Laurent Fabius, plus que réticent à l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne. On connaît de même, la position de Dominique Strauss-Kahn, qui pour sa part, y est favorable. Quelles que soient leur raisons, que l'on soit pour ou contre, ces deux prises de positions ont le mérite d'exister. Et je ne peux pas me résoudre à l'idée qu'une femme aussi brillante que Ségolène Royal n'ait pas d'opinion sur un sujet aussi majeur et sensible. A moins que sa petite phrase ne soit purement tactique: "je n'ai pas d'opinion si en avoir une peut porter atteinte à mes chances de plaire aux Français". Or, un certain nombre de réformes n'auraient jamais pu voir le jour s'il avait fallu plaire aux Français: l'abolition de la peine de mort n'aurait jamais se faire sur simple consultation de l'opinion publique. Il a fallu pour cela la conviction de François Mitterrand et Robert Badinter, et l'assentiment de l'assemblée nationale, représentant non pas l'opinion publique, mais le peuple français.
Est-ce ainsi que les sommets internationaux seraient menés le cas échéants? Face à des personnalités aussi sympathiques que George Bush, Vladimir Poutine ou Hu Jintao (président chinois), la France pourrait-elle se payer le luxe d'avoir un chef d'Etat sans vision internationale?
Mon propos, nuancé, n'a pas vocation à "taper" Ségolène Royal, ou à humilier ses partisans. Cet argument-là est d'ailleurs fatigant à la longue: quand on prétend accéder à la fonction suprême, la moindre des choses est de s'attendre à ne pas faire l'unanimité. Par ailleurs, on message est très simple: le prochain Président de la République devra certes représenter les Français, les écouter, les protéger, mais aussi leur proposer un chemin, une vision, une France où justice sociale et efficacité économique seront réconciliées.
Je n'ai donc pas eu à rallier un tel ou une telle: mon choix, celui de Dominique Strauss-Kahn, est fait depuis longtemps... |
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