Profilo di JérômeSocialisme et DémocratieFotoBlogElenchi Strumenti Guida
04 gennaio

NOUVEAU BLOG

 
2007 est là depuis quelques jour, et j'ai décidé de mettre en oeuvre sans plus tarder une première résolution. N'étant pas fumeur ni buveur, c'est à mon blog que je m'attaque.
 
Microsoft ayant une conception très restrictive de la liberté d'expression, n'autorise pas mes lecteurs n'ayant pas de compte msn à déposer un commentaire.
 
J'ai donc décidé sans regret de quitter cet hébergeur pour un autre, moins contraignant.
 
Je vous invite donc  désormais à me lire régulièrement à cette adresse: http://jeromeperronnet.blog.fr
 
Au plaisir de vous lire en commentaire ou par courrier électronique.
 
Jérôme Perronnet
17 dicembre

DUNKERQUE

 
 J'ai passé la semaine dernière à Dunkerque, où je poursuis ma formation continue d'attaché territorial. Je retrouvais avec plaisir une ville et une région qui me sont chères, par adoption. J'y apprécie, même en saison hivernale, la chaleur humaine et le dynamisme qui caractérise le Nord de la France.
 
La formation portait sur "Le management des ressources humaines et la conduite du changement". Les deux intervenants, issus du monde théâtral, et désormais spécialisés dans la conduite du changement au sein des organisations, nous ont assuré une prestation de grande qualité.
 
Au-delà de l'aspect théorique et pratique, ces stages de quatre jours sont également l'occasion de confronter sa pratique professionnelle et son expérience à celle d'autres collègues, et, chose appréciable, de faire naître des relations très amicales.
 
J'en profite ici pour saluer mes camarades de formation, que j'ai trouvé extrèmement chaleureux. Je salue notamment moncollègue William, que je ne désespère pas de convertir aux vertus de la social-démocratie...
 
Ce thème de la conduite du changement au sein des administrations ne m'est pas étranger, puisque j'avais eu l'occasion d'en étudier les aspects théoriques lors de ma maîtrise, en 2001. Je le pratique également dans le concret de mon quotidien, puisque je dirige les services municipaux d'une commune dont la croissance démographique est particulièrement spectaculaire (la commune passera en quelques années de 5000 habitants actuels à 12 000). La conduite de l'action publique par les fonctionnaires territoriaux que nous sommes ne peut plus se faire à l'image de ce qui se faisait il y a encore dix ou quinze ans. Le changement dans la permanence des institutions, voilà quel est le défi auquel les cadres territoriaux sont confrontés.
 
L'administration territoriale, autrefois symbole de hiérarchisation extrème, de fonctionnement lent et routinier, est depuis plusieurs années en pleine mutation. Et, chose heureuse, ce changement rendu nécessaire dépasse le traditionnel clivage droite/gauche: quelle que soit la taille et la couleur des collectivités, les contraintes auxquelles nous avons à faire face sont les mêmes: rareté des ressources financières, inflation et complexité croissante des textes juridiques (merci aux services de l'Etat pour le nouveau code des marchés publics, qui décourage littéralement l'achat public et qui a réussi le tour de force de mécontenter à la fois les collectivités locales et les entreprises...), exigences des usagers, risques de contentieux...
 
Mais ces changements ne doivent pas pour autant aboutir à une remise en cause du statut général de la fonction publique territoriale, si ce n'est pour parvenir à une augmentation du traitement des fonctionnaires territoriaux: je ne brise en rien mon devoir de réserve en constatant que la plupart des bulletins de paie que je vois passer chaque mois ne dépasse pas 1200 euros.
 
Que l'action publique soit menée par des collaborateurs efficaces et dévoués, et que ceci augmente le niveau de recrutement, rien ne me choque dans ce phénomène. Mais cela doit aussi s'accompagner d'une prise de conscience par les pouvoir publics d'une évidence: la compétence a un prix.
23 novembre

SARKOMIQUE

 
Nicolas Sarkozy a des talents comiques incontestables. Ce soir, invité sur TF1 au journal de Patrick Poivre d'Arvor, il lance à PPDA: "Merci de m'avoir invité".
 
Il est vrai que pour Nicolas Sarkozy, Ministre de l'Intérieur et président de l'UMP, être invité par TF1, chaîne d'extrême-gauche bien connue, relève de la gageure! Un acte de bravure, de rebellion pour TF1 que d'inviter dans son journal un si grand protecteur de la liberté de la presse. Surtout quand on sait que le propriétaire de TF1, Martin Bouygues, est le parrain du fils de Sarkozy, le petit Louis. Ce qui garantit à la première chaîne française, une impartialité totale dans le traitement de l'information, bien évidemment.
 
Alors oui, merci de l'avoir invité. Ce soir, il m'a bien fait rire.
04 novembre

UN PEU DE LECTURE

 
Aujourd'hui, je vous donne du travail en vous conseillant quelques sites.
 
Afin d'alimenter ma réflexion politique, je me rends souvent sur un site où intellectuels et chercheurs déposent articles et contribution. Ce site est d'ailleurs apolitique, les thèses défendues par les contributeurs étant soit de droite, soit de gauche, soit sans concession pour l'un ou l'autre des deux camps. 
 
 
A noter, la parution récente d'une analyse pertinente au sujet des jurys populaires, par Gilles Duranton, professeur à l'Université de Toronto.
 
 
J'en profite aussi pour vous encourager à visiter le blog de mon ami et complice Daniel-Charles Badache (Charlie pour les intimes). J'avais déjà évoqué, il y a quelques mois, la sortie de son dernier ouvrage, consacré à la politique étrangère des Etats-Unis. Charlie est en effet, outre son militantisme au Parti socialiste du Calvados, avocat au barreau de Caen et professeur de Droit et Science politique à l'Université de Caen. Je serais ravi de voir Charlie, qui est déjà conseiller municipal de Caen, jouer un rôle de premier plan à Caen dans les années qui viendront...
 
 
 
28 ottobre

PRESIDENTIELLES: DEBAT FEDERAL DANS L'ORNE

 
Je me suis rendu hier soir au débat organisé par la fédération socialiste de l'Orne entre les différents candidats à l'investiture pour les présidentielles. Laurent Fabius était représenté par Didier Marie (Président du Conseil Général de Seine-Maritime), Ségolène Royal par Béatrice Marre (Secrétaire nationale à l'Environnement, ancien chef de cabinet de François Mitterrand) et Dominique Strauss-Kahn par Laurent Baumel (responsable du secteur études au Parti socialiste, auteur de plusieurs ouvrages sur la refondation doctrinale à gauche).
 
Disons-le sans ambages, la fédération à laquelle j'appartiens soutient massivement Ségolène Royal. Je le regrette, mais c'est un fait. Néanmoins, j'ai assisté à ce débat avec plaisir: les interventions étaient de bonne qualité, sans agressivité et les militants présents on écouté avec un intérêt les représentants de chaque candidat.
 
J'ai donc moi-même, en démocrate passionné, écouté l'intervention de Béatrice Marre, que j'ai trouvée au passage, beaucoup moins irritante et beaucoup plus pertinente que sa patronne du moment. Mais je suis quand même pour le moins surpris d'entendre, dans un débat qui vise rien de moins que les élections présidentielles, des arguments ainsi formulés: "le candidat socialiste doit susciter le désir, l'envie. Le bon candidat, c'est une tête, des bras, des jambes". Ce type d'argument me gène énormément, pour ne pas dire plus. Car non seulement il contribue à enraciner l'idée selon laquelle la politique est devenue un simple spectacle, une arène, un spectacle, et plus un lieu de délibération et de gestion des affaires publiques et du bien commun, mais de surcroît, il confirme l'image de Ségolène Royal, enfermée dans une stratégie purement communiquante et basée sur la séduction plus que sur la conviction. Je trouve cela dommage, et pour l'image de la politique en général, et pour celle de Ségolène Royal en particulier.
 
Selon moi, un chef d'Etat, un homme (ou une femme) politique doit certes écouter le peuple (et non pas l'opinion publique), le consulter, le comprendre, mais il doit aussi lui proposer un chemin. Je ne suis absolument pas convaincu qu'il faille systématiquement demander  à l'électorat son avis sur tout. La démocratie n'est pas que cela, elle n'est pas cela, elle est beaucoup mieux que cela. J'en veux pour preuve la déclaration de Ségolène Royal au sujet de la Turquie: "mon opinion est celle des Français". Je crois fermement qu'on reconnaît un homme d'Etat à sa capacité à avoir sa propre vision, mais aussi à faire partager ses convictions, c'est-à-dire de ne pas être une simple chambre d'enregistrement des desiderata d'une opinion qu'on sait par essence versatile. A ce sujet, par exemple, on connaît la position de Laurent Fabius, plus que réticent à l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne. On connaît de même, la position de Dominique Strauss-Kahn, qui pour sa part, y est favorable. Quelles que soient leur raisons, que l'on soit pour ou contre, ces deux prises de positions ont le mérite d'exister. Et je ne peux pas me résoudre à l'idée qu'une femme aussi brillante que Ségolène Royal n'ait pas d'opinion sur un sujet aussi majeur et sensible. A moins que sa petite phrase ne soit purement tactique: "je n'ai pas d'opinion si en avoir une peut porter atteinte à mes chances de plaire aux Français". Or, un certain nombre de réformes n'auraient jamais pu voir le jour s'il avait fallu plaire aux Français: l'abolition de la peine de mort n'aurait jamais se faire sur simple consultation de l'opinion publique. Il a fallu pour cela la conviction de François Mitterrand et Robert Badinter, et l'assentiment de l'assemblée nationale, représentant non pas l'opinion publique, mais le peuple français.
 
Est-ce ainsi que les sommets internationaux seraient menés le cas échéants? Face à des personnalités aussi sympathiques que George Bush, Vladimir Poutine  ou Hu Jintao (président chinois), la France pourrait-elle se payer le luxe d'avoir un chef d'Etat sans vision internationale?
 
Mon propos, nuancé, n'a pas vocation à "taper" Ségolène Royal, ou à humilier ses partisans. Cet argument-là est d'ailleurs fatigant à la longue: quand on prétend accéder à la fonction suprême, la moindre des choses est de s'attendre à ne pas faire l'unanimité. Par ailleurs, on message est très simple: le prochain Président de la République devra certes représenter les Français, les écouter, les protéger, mais aussi leur proposer un chemin, une vision, une France où justice sociale et efficacité économique seront réconciliées.
 
Je n'ai donc pas eu à rallier un tel ou une telle: mon choix, celui de Dominique Strauss-Kahn, est fait depuis longtemps...
22 ottobre

UN PETIT MOT DE SOUCHON

 
De retour de Dunkerque vendredi dernier, j'écoutais un disque d'Alain Souchon en concert. Entre deux chansons, Souchon se lance dans un petit monologue qui, au détour de quelques phrases, m'a fait beaucoup rire:
 
"Avec l'amour, vient toujours la jalousie
Avec la gauche vient la désillusion,
Et avec la droite, vient........ rien!!!"
 
Ca ne mange pas de pain, mais il y a une certaine vérité à tout cela, surtout pour la dernière phrase!

LA PREUVE PAR L'IMAGE

Je vous invite à regarder un petit extrait d'une émission diffusée ce midi sur Canal +.
 
Si un candidat socialiste se retrouve en difficulté face à Philipe Douste-Blazy, on peut légitimement être très inquiet quant à la capacité de ce même candidat à affronter Nicolas Sarkozy le moment venu...
 
 
Mais continuons surtout le débat d'idées, la confrontation des points de vue, les analyses. Les petites phrases viendront en temps utiles. Les Français méritent mieux que des formules incantatoires ou des couvertures de magazine...
12 ottobre

CANDIDATURES PS: LES PROFESSIONS DE FOI

Les professions de foi des trois candidats à l'investiture socialiste pour les présidentielles sont disponibles en ligne sur le site du Parti socialiste:
 
 
 
 
 
Bonne lecture!
11 ottobre

SONDAGES

LCI  vient de réaliser un sondage en ligne au sujet de la candidature socialiste aux élections présidentielles.
 
Les résultats sont plus qu'honorables pour Dominique Strauss-Kahn:
 
Laurent Fabius:      13%
Ségolène Royal:    43%                
DSK:                    43%
 
Plus que jamais, il faut marteler que le meilleur rempart contre Nicolas Sarkozy, c'est Dominique Strauss-kahn. Face au cynisme de la droite et à la politique injuste et inefficace menée par l'UMP (donc par Nicolas Sarkozy) depuis quatre ans, il est grand temps de remettre en selle les conditions d'une véritable relance de la France.
 
Cette nouvelle page doit reposer sur une politique réellement social-démocrate. La France est prête à relever cet enjeu.
 
Dominique Strauss-Kahn est celui qui incarne cette volonté et cette nécessité d'allier une croissance forte et une répartition équitable des richesses. Parmi les richesses, l'une des plus importantes est le savoir, la connaissance. Ce sera l'une des priorités majeures du Président Strauss-Kahn!
 
La justice sociale et les innovations, c'est DSK. 
 
05 ottobre

SARKOZY: ON N'A ENCORE RIEN VU

Nicolas Sarkozy et sa méthode du "j'agis d'abord et je ne réfléchis pas ensuite" a encore fait des miracles. Non content d'avoir un bilan calamiteux en matière de sécurité (les crimes de sang sont certes en baisse, mais les petits délits, vols à l'arrachée, et violences physiques, ceux qui empoisonnent la vie des Français, sont en augmentation), notre ami Ministre de l'Intérieur vient une fois de plus de montrer ses muscles et de commettre une belle boulette à cette occasion.
 
Hier matin aux Mureaux, une descente de police au sein de la cité Bizet s'est soldée par un fiasco: un seul suspect interpelé pour une centaine de policiers mobilisés, sans compter les médias, mais surtout de multiples perquisitions violentes (coups de pieds au visage, insultes), le tout dans un quartier où la confiance envers les force de police n'a rien d'une évidence.
 
Le petit Monsieur de la place Beauvau peut être fier de son travail: encore deux ou trois bavures du même genre et l'automne 2006 risque d'être aussi brûlant que celui de 2005.
 
Mais Sarkozy ne maltraite pas que les faibles: il s'en prend aussi aux ministres, quand ceux-ci ont le tort de ne pas être sarkozystes. Ainsi, cette semaine, l'UMP organisait un colloque consacré à la recherche. Parmi les dizaines d'invités prestigieux de cette réunion, le Président de l'UMP (un certain Sarkozy, semble-t-il), a volontairement omis d'inviter le ministre de la recherche, François Goulard, qu'il déteste.
 
Je n'ai volontairement pris que deux exemples, on pourrait les multiplier à l'envi. Mais sans aucunement forcer le trait (Sarkozy le fait déjà très bien lui-même), on n'a pas encore pris la mesure de ce que pourrait donner son éventuelle élection à la tête de l'Etat. Verrouillage, menaces, népotisme, cumul des mandats... Vous avez aimé Chirac? Vous adorerez Sarkozy...
06 settembre

DOC GYNECOZY

Cela ressemble à une mauvaise blague, mais c'est hélas sérieux. Doc Gynéco a annoncé samedi dernier son soutien à... Nicolas Sarkozy en se rendant à Marseille à l'université d'été de l'UMP. Doc Gynéco, souvenez-vous, est l'auteur-interprète d'une chanson douce et fine, en 1997, intitulée "Ma salope à moi"...  A quand le ralliement de Joey Starr dans l'équipe de Ségolène Royal pour le combat en faveur du droit des femmes?
 
Pour son entrée en politique, Doc Gynéco n'a pas déçu, expliquant (avec le dynamisme langagier qui le caractérise) que "Nicolas Sarkozy peut ramener à lui les electeurs du Front National et les anti-homos". Voilà quel est l'objectif de ceux qui rejoignent l'UMP: casser du pédé, s'en prendre une fois de plus à ceux qui sont différents, à ceux qui gènent, à ceux qui souffrent, aux faibles, à ceux qu'on ne veut pas voir, bref aux autres.
 
Pour mémoire, j'encourage les lecteurs de ce billet à se rendre sur un site très instructif, qui rappelle les propos tenus par les députés RPR-UDF lors du débat parlementaire sur le PACS: http://obspacs.free.fr/deputes.htm
 
Les propos du nouveau conseiller intellectuel de Nicolas Sarkozy, après tout, s'inscrivent dans une certaines logique très en vogue en ce moment: celle du renoncement. On renonce à faire vivre les différences entre elles, on considère que le lien social est trop dur à maintenir, on abandonne ce qui fait société, on renonce à produire du sens. Alors on exacerbe les différences entre communautés et on instrumentalise les divisions et les fractures des différentes catégories sociales les plus fragiles pour mieux les affaiblir et mieux les dominer. C'est l'essence même du renoncement, de la non-politique.
 
A cet égard, l'image d'un Sarkozy proche du peuple, à l'écoute des citoyens de base ne résiste pas à l'épreuve des faits: le petit Nicolas a été ovationné par les dirigeants du MEDEF lors de l'université d'été du syndicat patronal... Que le salarié payé au SMIC soit prévenu dès maintenant, mieux vaut tard que jamais.
 
Oui, je sais, chers lecteurs, tout ceci n'est pas bien réjouissant, mais comme je vous aime bien, j'ai deux excellents livres à vous conseiller. En premier lieu, pour comprendre les débats actuels (libéralisme, socialisme, communautarisme, écologie, etc), Histoire des idées politiques, sous la direction de Pascal Ory, aux éditions Hachette Pluriel.
 
Par ailleurs, le collectif La République des Idées (réunissant des intellectuels et dirigeants tels que Pierre Rosanvallon ou Marti Hirsch, président d'Emmaüs France) a produit un ouvrage intitulé La nouvelle critique sociale, aux éditions Seuil.
 
Bonne lecture à tous, et plutôt que l'écoute de Doc Gynéco, courez acheter le dernier album de Charlotte Gainsbourg, un petit bijou.
 
"Ce qui a perdu Napoléon, c'est l'ambition. S'il était resté simple officier, il serait encore sur le trône."
 
Henri Monnier, Grandeur et décadence de Monsieur Joseph Prudhomme
 
30 agosto

LES PETITS NOUVEAUX D'AVANT HIER

Ségolène Royal a annoncé aujourd'hui la composition de son équipe de campagne, ce qui ne fait qu'officialiser une armada de conseillers qui travaillent à la grande oeuvre ségolinienne depuis plusieurs mois déjà.
 
Loin de moi l'idée de faire du mauvais esprit (quoique...), j'observe que le discours ségomaniaque (émanant des militants ou des médias) repose sur l'idée de nouveauté, de modernisme, de changement. Soit. On attendait donc une traduction en actes. Les actes ont parlé: Ségolène Royal, ancienne conseillère technique au cabinet de François Mitterrand dès 1982, a lancé sa candidature à l'investiture socialiste sur les conseils de Jacques Attali, ancien conseiller spécial de François Mitterrand dès 1981, et nomme aujourd'hui comme général de son état-major Jean-Louis Bianco, ancien Secrétaire Général de l'Eysée sous François Miterrand, dès 1982, et ami de longue date de Jacques Attali.
 
On constate donc que la nouveauté selon Ségolène Royal consiste à recycler des personnages (brillants, certes, le curriculum vitae d'Attali donnant d'ailleurs le vertige) issus du premier mandat de François Mitterrand. Bonjour la nouveauté...
 
J'arrête pour ce soir, la prochaine fois, je vous dirai tout le bien que je pense des "citoyens-experts" tant vantés par ma nouvelle amie...
 
25 agosto

BIENVENUE A FLERS

Je salue la naissance du blog de la section socialiste de Flers, où j'ai eu le plaisir de retrouver la plume et l'humour d'Yves Goasdoué, Maire de Flers et ancien patron de votre serviteur. Je me réjouis de pouvoir avoir ainsi des nouvelles de mes amis socialistes flériens, parmi lesquels j'ai de très bons souvenirs.
 
Je regrette cependant que l'ouverture de ce blog commence par une passe d'armes assez sévère entre les deux hommes forts de Flers et d'Alençon, que sont Yves Goasdoué et Alain Lambert. Les deux hommes sont de deux partis différents, et de culture politiques fort différentes. Je partage les idées et les combats d'Yves Goasdoué, aux côtés duquel j'ai eu la chance de travailler durant deux ans. Néanmoins, au delà de deux leaders qui ne s'apprécient pas (c'est le moins qu'on puisse dire), je perçois dans ces amabilités verbales entre le ténor du bocage et le baryton du pays de la dentelle, la mésentente profonde entre deux territoires qui ne s'apprécient pas non plus.
Je l'ai souvent ressenti au cours de ces deux années flériennes: les Flériens n'apprécient pas Alençon, qu'ils trouvent trop bourgeois, trop engoncé. De leur côté, les Alençonnais semblent oublier l'existence de Flers, tant ils sont tournés vers les Pays de Loire et l'Ile-de-France, et jugent Flers un peu comme la miséreuse, la fille qu'il faudrait cacher. J'ai parfois souffert en tant qu'Alençonnais (et fier de l'être) du regard dur et de la rudesse de jugement de certains Flériens. Je regrette ces querelles de territoires, d'autant plus stériles que les bassins de Flers et d'Alençon ont chacun de grands atouts en terme de qualité de vie et de potentiel économique. Et même si je combats avec détermination les idées d'Alain Lambert, ainsi que l'extrême personnalisation du pouvoir qu'il a introduite à Alençon, de même que l'inféodation des élus de droite à sa personne me hérissent le peu de cheveux que j'ai, force est de constater que la démocratie l'a reconduit, à des mandats variés, de manière continuelle au pouvoir.
 
A nous, socialistes, de nous montrer combatifs, sans honte de ce que nous sommes, mais avec réalisme et pragmatisme, et à nous aussi de ne plus bâtir notre existence alençonnaise uniquement par rapport à Alain Lambert.
 
Soit dit en passant, j'ai pu constater une fois de plus le décalage existant entre l'intelligence d'Alain Lambert et la brutalité imbécile des commentaires laissés par ses partisans à la suite des propos tenus par le Maire de Flers. On traite volontiers les militants socialistes d'intellos coupés des réalités, et c'est vrai qu'ils le sont parfois. Mais le moins qu'on puisse dire avec les militants UMP, c'est qu'au moins, ils ne se soucient pas d'être intellos, et cela se voit un peu trop. La preuve, pour attirer le chaland sur les plages de  France, ils distribuent des tongs. Faire de la politique en parlant aux pieds des Français, il fallait oser. Sarkozy l'a fait.
22 agosto

MERCI POUR LOUISE

Ma petite Louise est née il y a bientôt deux mois, le 4 juillet. A cette occasion, nous avons reçu de nombreux témoignages d'amitié de la part de nos familles, amis et autres connaissances. J'ai notamment été très sensible aux messages envoyés par mes camarades de la fédération socialiste de l'Orne, avec lesquels j'ai milité dans des conditions difficiles (essayez de promouvoir la social-démocratie dans l'Orne, vous m'en donnerez des nouvelles...) durant près de dix ans. Je suis heureux que ces nombreux liens, tissés à Alençon, Sées, Flers, Argentan, Bellême, soient restés intacts, malgré mon départ pour la Seine-et-Marne.
 
J'ai également été ravi de recevoir un agréable message de la part de Vincent Eblé, Président du Conseil Général de Seine-et-Marne. Vincent dirige le plus grand département francilien depuis avril 2004 et a réussi à faire basculer à gauche un département pourtant réputé irrécupérable pour la gauche (suivez mon regard!), et ce avec une majorité fragile (22 élus de gauche contre 21 élus de droite). Je l'ai rencontré lors d'un dîner qui nous réunissait autour de Dominique Strauss-Kahn, et nous avons sympathisé. Je le revois de temps en temps, notamment dans le cadre de mes activités professionnelles et j'apprécie non seulement son dynamisme, sa modestie (rare chez un Président d'assemblée départementale) et sa grande gentillesse.
 
Mais que mes camarades ornais sachent que je n'oublie pas, loin s'en faut, mon département d'origine, et que la politique ornaise, et notamment alençonnaise, continue à me passionner.
06 luglio

PREMIER MEET UP AVEC DSK

J'ai assisté lundi dernier à un exercice de démocratie intéressant. Il s'agissait d'un "meet-up", formule déjà testée avec succès, notamment dans les pays anglo-saxons. DSK, dont le blog est l'un des plus visités parmi les sites politiques, souhaitait rencontrer les blogueurs et internautes afin de donner une réalité concrète à des échanges restés jusque là certes constructifs, riches, mairs virtuels.

A deux pas d'un haut lieu symbolique pour la gauche (la Place de la République, sur laquelle avait été fêtée la victoire de François Mitterrand un certain 10 mai 1981...), sur unton décalé, volontiers détendu, mais avec une extrême pédagogie, Dominique Strauss-Kahn a répondu à brûle-pourpoint aux questions le plus diverses des internautes. Le débat fut d'autant plus dynamique que nombre d'internautes présents n'étaient ni socialistes ni forcément acquis à la cause de DSK. Ce dernier a pu revenir sur les thèmes qui lui sont chers: la nécessaire place de l'Europe dans les relations internationales, la priorité absolue qu'il convient de donner à la recherche, à l'innovation, et enfin, son combat pour l'égalité réelle: parallèlement aux politiques de redistribution, qui corrigent, il faut mener un vrai combat pour combattre les inégalités à la racine, dès l'enfance.

Le débat était animé par Christophe Grébert, qui anime depuis plusieurs années le site Monputeaux.com, et tient courageusement tête à la municipalité UMP de Puteaux, tenue des décennies par la famille Ceccaldi-Raynault, régnant sur cette ville des Hauts-de-Seine comme Chirac en l'Elysée: de manière monarchique, despotique, opaque, clanique et aux grands frais du contribuable.

Une bonne soirée, donc, et un exercice de démocratie très participative!

Voir ici le podcast de la rencontre

Voir une vidéo de DSK au sujet d'internet


18 giugno

NOS AMIS DE L'UMP

Je ne résiste pas à l'immense plaisir de vous faire découvrir le BLOG DES JEUNES UMP DE ROUEN, qui à défaut de finesse intellectuelle, possède malgré lui des vertus comiques très efficaces. En premier lieu, mes nouveaux amis ont fait le choix assez étonnant de se faire héberger chez skyblog, un site issu de la radio pour jeunes Skyrock. Au-dessus des articles à la gloire de Sarkozy défilent donc des bannières de publicité vantant soit un site internet pornographique, soit le dernier album de la rappeuse Diam's, dont la sympathie pour Nicolas Sarkozy est pour le moins limitée!

Ce blog des "jeunes populaires" (mais attention, pas n'importe quel peuple, il ne faut quand même pas mélanger Fauchon et Carrefour!!) est animé par, excusez du peu, Valère De Saint-Andrieu, Jean-Martial Delamotte et Pierre-Alexandre Bourbon... On sent bien en effet toute la représentativité populaire de ces jeunes hommes posant fièrement, la morgue certaine, le front haut, et l'intelligence à marée basse, le Figaro sous le bras pour souligner qu'étant des jeunes gens bien nés, ils lisent la presse, et pas n'importe laquelle... Ces caricatures droitières et assez volontairement vulgaires (pour ceux qui iront voir, je les encourage à consulter la page deux, où nos amis se rendent dans une boutique de chaussures à bas prix et raillent les personnes modestes qui s'achètent des chaussures à 59 euros... là aussi, la moquerie est de grande classe, on sent l'élégance...) m'amusent d'autant plus que les jeunes militants de l'UMP que je connais à Alençon, ma ville, sont des gens plutôt bien élevés et discrets, en dépit de toute l'opposition qui peut exister entre leurs idées et les miennes.

Les écrits valent eux aussi leur pesant de caramels mous: à côté de la glorification de Nicolas Sarkozy, on assiste aussi à une survalorisation de leur appartenance catholique, mais pas façon Journées Mondiales de la Jeunesse. Non, ce serait être de gauche... En l'espèce, il s'agit plutôt de cathos tendance Jeanne d'Arc défendant la France éternelle contre la dictature socialo-communiste. Les relents liguard des années 30 ne sont pas très loin... Il ne faudrait pas pousser trop loin ces jeunes en tweed pour sentir les effluves des pages d'Edouard Drumont, Lucien Rebatet, Pierre de Drieu La Rochelle, Maurice Barrès, le talent et la culture en moins. On y retrouve pêle-mêle du gaullisme mâtiné de pélerinage à Chartres, et du sarkozisme mêlé de défense d'Alain Juppé (on aura tout vu: des partisans de Sarko prenant la défense de Juppé, il faut se pincer pour ne pas rire). Notez la force des idées, le syncrétisme poussé à son comble.

Car c'est une des caractéristiques fortes de la sociologie des nouveaux adhérents de droite: l'absence de toute nuance et de toute culture politique. Les gaullistes, dans leur goût de l'ordre et de la sécurité, avaient une vision des affaires publiques, un sens de la morale élevé et une haute idée du rôle de l'Etat. Les libéraux, pour justifier la non-intervention de l'Etat, n'en avaient pas moins une connaissance fine des oeuvres de Tocqueville et de Raymond Aron et rejetaient Marx tout en ayant lu et analysé Le capital. Fi de tout cela chez les nombreux adhérents que Nicolas Sarkozy, avec talent de force démagogie, a réussi à attirer à l'UMP: on ne se pose pas de question idéologique ou sociologique. L'analyse y est rejetée, au profit de la valorisation exacerbée de l'action et du verbe haut. En science politique, ces caractéristiques s'appellent populisme.

On me reprochera peut-être ma trop grande sévérité et mon pessimisme. Mais je préfère prévenir que guérir: les petits rigolos UMP de Rouen sont ceux qui auront voix au chapitre l'an prochain si les électeurs ne font pas suffisamment confiance au Parti socialiste pour gouverner le pays.

A nous donc, de ne pas sombrer dans les mêmes travers que l'UMP et de donner une image sérieuse et réfléchie. Comme le disait l'inénarrable Raffarin, la route est droite, mais la pente est forte...

"Quand on a le droit de se tromper impunément, on est toujours sûr de réussir."

Ernest Renan


15 giugno

HOMMAGE AUX JUSTES

     Hier soir à Paris, les Premiers ministres français et israëlien ont inauguré au Mémorial de la Shoah, un mur rendant hommage aux Justes. C'est ainsi que l'on nomme celles et ceux qui ont sauvé ou permis de sauver des Juifs durant la Seconde Guerre Mondiale. Cette distinction, décernée par le mémorial israëlien Yad Vashem, honore 2693 Français.
 
     Seule note négative de cette initiative, je trouve qu'elle arrive tardivement. Néanmoins, elle a l'immense mérite d'attirer l'attention sur un aspect peu connu de  l'occupation allemande et de la déportation des Juifs de France: celui du dévouement des Français pour aider ceux qui étaient menacés par les rafles. Cette lumière faite sur les Justes permet aussi de nuancer plus que fortement les deux "mythes" historiques tenaces au sujet de l'attitude des Français durant la guerre: d'un côté, le mythe des 40 millions de pétainistes, thèse soutenue par l'historien Henri Amouroux, de l'autre, le mythe de la France résistante et combattante, entretenue durant longtemps par les Gaullistes et les Communistes.
 
     Au-delà de ces querelles historiques passionnantes mais peu fidèles à une réalité plus nuancée, rendons hommage à ceux qui n'hésitent pas à se mettre en danger pour protéger une vie.
11 giugno

DSK sur le net

 
 
     Il y avait déjà le blog, le site de Socialisme et démocratie, le livre, saluons désormais la naissance du site internet du candidat Dominique Strauss-Kahn.
                       
               www.dsk2007.net/
 
 
 
     L'occasion de retrouver les idées de DSK, son engagement en faveur de l'égalité, ses combats pour les droits de l'Homme (notamment en faveur des droits des homosexuels ou pour de meilleures conditions de détention en prison), ses propositions fortes pour les plus jeunes (création d'un service public de la petite enfance, soutien sans précédent en faveur de l'Université et de la recherche).
 
    Bonne visite et bonne lecture.
 
 
25 maggio

ANNIVERSAIRE

J'ai 27 ans aujourd'hui! La face du monde n'en sera certes pas bouleversée, mais ma vie le sera dans un peu plus d'un mois puisque je dois devenir papa aux alentours du 6 juillet. Et comme date importante, je crois que celle-ci prendra le relais du 25 mai...
 
Si je dois faire un parallèle avec un domaine que je connais (pour l'instant) mieux que celui de la paternité, c'est-à-dire la vie politique et citoyenne, je crois que fondamentalement, la question qui doit guider tout homme politique, tout citoyen engagé, est celle-ci: quel est l'avenir que nous voulons construire à nos enfants? Quelle planète leur laisser, dans quel environnement social, idéologique ou matériel leur permettrons-nous de s'épanouir?
 
Pour ma part, j'aimerais que ma fille (si l'échographie ne s'est pas trompée...) grandisse dans un monde où elle pourra tout simplement s'épanouir, dans une société qui l'aiderait à trouver sa voie sans pour autant décider pour elle. Je veux une société où les individus ne seraient pas laissés face à eux-mêmes ou livrés au simple jeu de la concurrence. Mais pas non plus une société au sein de laquelle l'Etat aurait tracé la voie de ses enfants sans que ceux-ci aient leur mot à dire.
 
Je refuse donc fondamentalement la notion de déterminisme, qu'il soit ultra-libéral (quelques-uns sont riches, que les autres se débrouillent) ou d'extrême-gauche (que l'individu s'efface, la société décidera pour lui).
 
Je me reconnais beaucoup plus dans les sociétés du Nord de l'Europe, et notamment la Scandinavie, qui ont su construire, sans incantations révolutionnaires ou rouge sang, des sociétés protectrices où les citoyens peuvent s'épanouir.
 
C'est une attaque classique envers les socialistes, les réformistes dont je fais partie, que des les traiter de  sociaux-traîtres, de les accuser de collusion avec le grand capital. La droite, pour a part, déteste les socialistes, forcément coupables de vouloir s'attaquer à la réussite économique. Certains font partie de la famille "Trotsky et Staline". D'autres enfants font partie de la famille "Dassault et Lagardère". Je suis fier, pour ma part, de n'aimer ni les canons ni leurs fabricants, et d'appartenir à la famille "Jaurès et Blum".
24 maggio

UN SOUTIEN AMICAL

"C'est avec intérêt que j'ai récemment découvert le blog de Jérôme. Au hasard des navigations sur ce qu'il convient désormais de dénommer la blogosphère, j'ai découvert ce site intelligemment construit, riche en informations et pas dénué d'un peu d'autodérision.
 
Pour ma part, j'ai décidé il y a quelques mois de profiter des opportunités offertes par ce nouveau mode d'échange et de communication qui me permet, en toute modestie mais aussi et surtout en toute liberté, de faire part de mes réactions à l'actualité locale comme nationale, de mes coups de coeur, de mes coups de griffe mais aussi tout simplement de faire partager mon amour pour la montagne et ma passion pour Grenoble.
 
Au-delà de cette présence commune sur la blogosphère, Jérôme et moi partageons également un engagement militant commun aux côtés de Dominique Strauss-Kahn, qui nous semble le plus à même d'apporter les réponses aux défis que notre pays doit relever. Le plus à même aussi de redonner confiance en notre pays, en ses atouts et en ses forces".
 
Michel Destot, Député-Maire de Grenoble